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Empoisonnement de chercheurs à l’Institut Gustave-Roussy

vendredi 11 avril 2014, par La Rédaction

Ils auraient pu y passer. Trois chercheurs de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif, leader européen dans la lutte contre le cancer, ont ingurgité une dose létale d’azoture de sodium versée dans la bouilloire de la salle de pause de l’unité de recherche, indique Le Parisien, qui s’est procuré les résultats des analyses toxicologiques auprès de la préfecture de police du Val-de-Marne.
Il s’agit d’un produit hautement toxique, utilisé notamment comme agent de conservation dans les laboratoires. Maux de tête, vomissements, perte de connaissance : les trois salariés en sont sortis indemnes, mais ont échappé au pire.
La direction de l’Institut a déposé une plainte pour "tentative d’empoisonnement". "Nous sommes face à une attitude criminelle. Cette substance n’avait rien à faire là", a assuré le directeur général adjoint de l’Institut. "Nous n’avons rien à cacher", a encore assuré Charles Guépratte au Parisien. Il a indiqué n’avoir "même pas l’idée d’un mobile".

Mobile ?
Très réputé, l’Institut avait toutefois vu son nom entaché il y a un an et demi. Le 16 novembre 2012, près de 14 000 litres d’effluents radioactifs - selon toute vraisemblance constitués des urines de patients traités en médecine nucléaire - avaient été rejetés accidentellement dans les égouts. L’autorité de sûreté nucléaire avait classé cet incident au niveau 1 de l’échelle Ines 7.
Le 27 juin 2010, une précédente fuite radioactive avait eu lieu à l’hôpital. Une rupture de canalisation dans des locaux techniques avait alors occasionné là encore le déversement d’urines de patients stockées avant d’être traitées.

(11-04-2014 - Avec les agences de presse)

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