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Après le discours de politique générale, ils sont 306 députés à avoir voté la confiance au nouveau Premier ministre, et 239 contre.

mardi 8 avril 2014, par La Rédaction

Le Parlement a donc été convaincu dans sa majorité par le discours de politique générale du nouveau Premier ministre Manuel Valls. Ils sont 306 à avoir voté la confiance. Les députés écologistes entretenaient le suspense depuis plusieurs jours, après leur décision de ne pas participer au gouvernement Valls. Ils ont finalement décidé dans leur majorité de voter la confiance au Premier ministre. En revanche, le Front de gauche avait prévu de voter contre, tout comme les députés UMP. Les parlementaires UDI, aux, ont opté pour l’abstention. Les députés socialistes, malgré les mises en garde lancées à Manuel Valls avant le vote, n’avaient pas vraiment le choix : sans confiance, la majorité risquait une dissolution de l’Assemblée, et beaucoup d’élus PS auraient alors été mis dehors.
Le nouveau Premier ministre n’a toutefois pas fait le total des voix des trois groupes de la majorité (socialistes, écologistes et radicaux de gauche) qui totalisent 325 députés.
En juillet 2012, Jean-Marc Ayrault avait obtenu la confiance par 302 voix, mais 27 députés socialistes n’avaient pas pris part au vote car la plupart étaient devenus membres du gouvernement et ne pouvaient alors ni voter ni déjà être remplacés par leurs suppléants.

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Mélenchon sur Valls : baisse des charges "stupide", discours "sarkozien"
Le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a estimé mardi en Gironde que la suppression des cotisations patronales à l’Urssaf pour les employés payés au Smic, annoncée par le Premier ministre, était "stupide" et a dénoncé un discours aux accents "sarkoziens".
"C’est stupide et ruineux parce que les cotisations sociales lorsqu’elles ne sont pas versées doivent être intégralement compensées par le budget de l’Etat. Ce qui ne sera pas payé par les cotisations devra l’être par les contributions de l’impôt", a-t-il réagi en marge d’une réunion avec des membres du Front de gauche au Blayais (Gironde).
M. Mélenchon, qui participait à un rassemblement de militants devant la centrale nucléaire du Blayais, l’une des trois plus anciennes de France avec Fessenheim (Haut-Rhin) et Tricastin (Drôme), a estimé que c’était une "facilité que se donne M. Valls de faire une progression du pouvoir d’achat sur le dos de ceux qui auront des dépenses supplémentaires parce qu’il ne sera pas financé".
"Ce qui sera déremboursé sera payé par les mêmes personnes", a-t-il encore déclaré avant de juger que le discours de Manuel Valls, dont il avait connaissance d’extraits, avait "beaucoup d’accents sarkoziens", notamment sur la "réorganisation des territoires".
"En provoquant un véritable effondrement de la démocratie locale", a-t-il ajouté, en dénonçant la suppression à venir des départements.
M. Mélenchon, qui devait dans la soirée participer à un meeting au Barp (Gironde), a confirmé qu’il serait candidat aux élections européennes dans le Sud-Ouest.

(08-04-2014 - Avec les agences de presse)

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