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Quand Mélenchon partage un petit four avec Hollande

lundi 7 avril 2014, par La Rédaction

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, qui a croisé le président François Hollande jeudi soir au siège de l’Agence France-Presse, a assuré lui avoir dit qu’il les mettait « en danger ». Jean-Luc Mélenchon a croisé François Hollande au siège de l’AFP jeudi soir, à l’occasion du pot de départ de Sylvie Maligorne, qui quitte ses fonctions de chef du service politique de l’agence. Des photos de cette rencontre fortuite ont circulé dans les médias vendredi.
"Je lui ai dit qu’il nous mettait en danger", a affirmé M. Mélenchon sur RMC/BFM TV. Quant au chef de l’État, qu’a-t-il répondu ? "Il sourit, toujours. Il a dit : Voyons-nous." "C’est, je pense, par courtoisie", a précisé aussitôt l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle.
"J’étais derrière un poteau, figurez-vous, a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Et les deux (François Hollande et Manuel Valls, NDLR) ont fait le tour pour venir me saluer. Après, ce serait être vulgaire que de refuser de se saluer", a-t-il raconté. "Moi, j’ai l’esprit taquin et lui a l’esprit mutin", a-t-il ajouté pour introduire l’échange, reconnaissant qu’il avait lui aussi pris des photos du chef de l’État : "Parce que vous savez que j’ai la manie de faire des photos."
Tout le gratin politique était présent au pot de départ de Sylvie Maligorne : le nouveau Premier ministre Manuel Valls, les députés Valérie Pécresse, Christian Jacob (UMP), le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, les sénateurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Pierre Laurent (PCF).

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Mélenchon : le Front de gauche ne votera pas la confiance "à qui ne la mérite pas"
Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a indiqué lundi qu’il donnait raison au chef de file des députés Front de gauche, qui ne votera pas la confiance à Manuel Valls, jugeant qu’il "ne la mérite pas".
"Le président du groupe annonçait que non, que nous ne voterons pas la confiance et je lui donne raison", a déclaré M. Mélenchon sur RMC/BFMTV. "Il ne faut pas voter la confiance à qui ne la mérite pas".
"Manuel Valls, et François Hollande évidemment avec lui, ont une vision complètement erronée de l’état de la société française", a affirmé celui qui, en août dernier, avait accusé le nouveau Premier ministre d’être "contaminé" par le Front national.
"Ils sont persuadés que la société française vire à droite dans le sens le pire de la droite", "c’est-à-dire que la responsabilité de la situation c’est l’immigré", a-t-il accusé, pointant lui la "responsabilité" du "financier".
"Si les gens de droite estiment M. Valls pour autant ils restent de droite, ils voteront à droite" et "comme nous, les gens de gauche, nous ne le supportons pas, cet homme va être réduit à l’os d’ici peu", a-t-il constaté, espérant un "désaveu" du président aux élections européennes de mai.
Il a critiqué l’"ordre monarchique" de la Ve République où plus de 85 députés "qui sont en état de faire changer la majorité disent eux-mêmes qu’ils ne feront rien parce que c’est comme ça", faisant allusion aux élus PS qui ont demandé "un contrat de majorité" dans la perspective du vote de confiance à Manuel Valls mardi à l’Assemblée.
Le coprésident du PG a par ailleurs qualifié d’ "assez lamentable" la rencontre lundi à Berlin entre Michel Sapin, Arnaud Montebourg et le ministre allemand de l’Economie et des Finances.
"Il faut faire usage de la force, montrer la force de la France", "nous n’avons pas à quémander l’autorisation du gouvernement allemand pour faire notre politique ni" celle de "la Commission européenne", a-t-il dit.

(07-04-2014 - Avec les agences de presse)

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