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Des toilettes soigneusement évitées dans un tiers des collèges et lycées

mardi 11 mars 2014, par La Rédaction

Odeurs, saleté, bagarres ou consommation de substances illicites, les élèves évitent d’utiliser les toilettes dans près d’un tiers des collèges et lycées, selon un rapport présenté mardi par l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement (ONS).
Selon ce rapport, 25% des établissements, en majorité des collèges, ont signalé au moins un cas d’élève ayant renoncé à utiliser les toilettes scolaires, 42% des élèves se plaignant du manque de papier, 32% des odeurs, 23% de la propreté, et 12% du manque d’intimité des installations.
"L’état des sanitaires n’est pas sans conséquences sur les problèmes d’hygiène et de santé des jeunes : pathologies induites, risques de transmission bactériologique, atteinte au bien-être des personnes", souligne le texte, précisant que 61% des établissements se limitent à un seul nettoyage par jour, un tiers allant jusqu’à deux fois.
Selon une thèse du Dr Bénédicte Hoarau (2013) citée par l’Observatoire, "ce sont les filles qui souffrent le plus des troubles recensés : incontinence urinaire, brûlures à la miction et constipation, douleurs abdominales", ajoutant que "cela influe davantage sur leur capacité à se concentrer".
L’ONS souligne aussi le nombre important de bagarres et d’agressions recensées dans les toilettes des garçons. "21% des collèges en signalent, 13% des LP (lycées professionnels, ndlr), mais 4% seulement des LEGT (lycées d’enseignement général et technologique)", précise-t-elle.
Selon le rapport, la consommation de drogues et d’alcool concerne surtout les lycées, 10% des LEGT et 11% des LP signalant des cas d’absorption de boissons alcoolisées dans les sanitaires des garçons, 8% des LP et 5 % des LEGT signalant des cas de consommation de drogues.
"Le +problème des toilettes+ n’est pas une fatalité. S’en saisir ne doit pas être tabou, vu les conséquences induites sur la santé et le bien-être", précise le rapport annuel de l’ONS, constatant que "les établissements ont du mal à se saisir de cette question des sanitaires".
Cette enquête a été menée auprès de 16.000 établissements publics et privés du second degré.

(11-03-2014 - Avec les agences de presse)

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