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Marche blanche pour Mélisa, morte dans l’incendie d’un camp Rom à Bobigny

dimanche 16 février 2014, par La Rédaction

Plus de 500 personnes se sont rassemblées dimanche à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour rendre hommage à Mélisa, fillette bulgare de huit ans décédée mercredi dans l’incendie d’un important camp de Roms, et espérer qu’un tel drame ne se reproduise plus.
Membres de la communauté Rom, parents et proches, associations, riverains et élus ont marché en silence derrière une grande banderole indiquant "Nous nous souvenons de toi Mélisa" jusqu’à l’école primaire Marie-Curie où était scolarisée la fillette.
La marche emmenée par la directrice de l’école Véronique Decker a été marquée par plusieurs évanouissements et malaises des proches de la fillette.
"C’est terrible", a déclaré à l’AFP Ahmed, qui vit depuis six ans dans ce camp de 500 m² situé rue des Coquetiers, non loin du centre-ville. "Le problème c’est que nous n’avons même pas l’eau. C’est la chose que nous voulons et demandons."
A l’appel du Collectif de soutien aux Roms et Bulgares de Bobigny et du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), le rassemblement avait également pour but d’interpeller l’État pour qu’un "tel drame ne se reproduise plus".
Il y a cinq ans, Diego, un garçonnet d’origine roumaine de 7 ans, était mort dans les mêmes circonstances à Bobigny.
"La mort d’un enfant ne peut laisser personne indifférent. Nous devons nous mobiliser pour dire que ça suffit, que nous n’en pouvons plus. Il faut permettre que chacun d’entre nous puisse vivre dans un logement digne", a déclaré au bord des larmes Mme Decker.
Scolarisée depuis un an dans cette école de Bobigny, Mélisa, "cette toute mignonne petite fille, commençait à apprendre à lire et à écrire en français", a ajouté la directrice.
"Il y a urgence à éradiquer les bidonvilles dans un pays aussi riche que le nôtre. Il ne faut plus que ça arrive", a renchéri la maire PCF de Bobigny, Catherine Peyge, "en colère".
Réclamant "un après Bobigny", l’élue, qui rencontrera mardi un des conseillers spéciaux de la ministre du Logement Cécile Duflot, demande au gouvernement que "les citoyens européens qui vivent dans les bidonvilles aient droit, comme tous les citoyens français, à un toit".
La fillette avait été retrouvée morte mercredi matin dans une cabane à l’intérieur du camp, après un incendie qui avait entraîné l’évacuation d’une partie de ses habitants.
Une collecte a été organisée pour permettre aux parents de l’enterrer, selon leur volonté, en Bulgarie.

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Un campement de Roms détruit par un incendie à Marseille
Un campement de Roms a été détruit par un incendie dimanche à Marseille, dont l’origine est jugée probablement accidentelle, sans faire de victime.
Déjà évacué à trois reprises par le passé, le campement, situé dans le IIe arrondissement, faisait l’objet d’une nouvelle procédure d’expulsion en cours d’instruction.
Plusieurs familles avec enfants, soit 45 personnes, ont été évacuées par les secours et une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre.
"Ce campement a fait l’objet de trois évacuations, dont la dernière en décembre 2012", a précisé la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué.
Le préfet a demandé à Réseau ferré de France, propriétaire du terrain, de sécuriser les lieux pour empêcher une nouvelle occupation.
L’occupation de plusieurs terrains marseillais par des Roms a donné lieu à une passe d’armes entre la municipalité et la préfecture.
La ville de Marseille a assigné mercredi le préfet devant le tribunal administratif pour obtenir l’exécution de trois décisions de justice ordonnant l’évacuation de terrains publics ou privés de la commune.
Selon la préfecture, une douzaine d’évacuations de terrains occupés par 824 Roms ont été effectuées durant les douze derniers mois dans la ville.
Environ 20.000 Roms originaires de Bulgarie et de Roumanie vivent actuellement dans quelque 400 campements en France, dont environ 2.000 dans les Bouches-du-Rhône.

(16-02-2014 - Avec les agences de presse)

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