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Une majorité de Français sont inquiets de tomber dans la précarité. La peur du déclassement n’épargne personne.

jeudi 30 janvier 2014, par La Rédaction

La situation financière des Français se fragilise puisque près d’une personne sur trois rencontre des difficultés pour boucler ses fins de mois, selon une étude LH2 pour CA Com sur le pouvoir d’achat publiée jeudi par BFM Business. Ainsi, 31 % des Français déclarent avoir des revenus insuffisants pour finir la fin du mois, en hausse de 8 points sur six mois. Ils sont également 20 % à être contraints de puiser dans leurs économies et 11 % à s’en sortir avec une aide extérieure ou un crédit (respectivement + 6 et + 3 points sur un an).

Parmi les foyers concernés, près d’un sur deux (49 %) a des revenus nets mensuels inférieurs à 1 200 euros, 42 % sont des familles nombreuses (5 personnes et plus) et 40 % sont jeunes (18/24 ans). En outre, plus de six Français sur dix (63 %) sont inquiets de basculer un jour dans la précarité, dont un quart (24 %) sont même très inquiets. La peur du déclassement domine chez 76 % des ouvriers, 69 % des salariés du privé et 69 % des femmes, mais n’épargne pas non plus les catégories les plus favorisées.

Plus d’un Français sur deux (55 %) a le sentiment de devoir se contenter de l’essentiel, voire d’un peu moins. La proportion des personnes devant renoncer à des dépenses de base en santé, alimentation ou logement poursuit d’ailleurs sa progression (18 %, + 6 points par rapport à juin 2013, + 10 points en un an). Par ailleurs, une large majorité de Français (78 %) ressent l’augmentation de la pression fiscale. Parmi eux, sept sur dix (71 %) disent penser à renoncer à certaines dépenses pour équilibrer leur budget.

Les principaux postes de dépenses potentiellement touchés par ces réductions budgétaires sont les loisirs (64 % des citations), l’habillement (43 %), les nouvelles technologies (36 %) et les transports (20 %). "La baisse du pouvoir d’achat s’inscrit comme une réalité dans le quotidien des Français, qui doivent faire des concessions pour vivre. (...) Aujourd’hui, ils font des compromis sur des dépenses essentielles", a expliqué Rodolphe Bonnasse, le directeur du groupe de communication CA Com, qui a commandé l’étude.

(30-01-2014 - Avec les agences de presse)

Ce sondage a été réalisé du 10 au 11 janvier sur un échantillon représentatif (méthode des quotas) de 1 055 personnes par téléphone.

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