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Lancement des épreuves du bac 2013 avec la philosophie

lundi 17 juin 2013, par La Rédaction

L’épreuve reine de philosophie a donné lundi le coup d’envoi du baccalauréat : gorge serrée ou décontraction affichée, des centaines de milliers de candidats ont découvert à 8h00 leurs sujets, sur lesquels ils pourront plancher pendant quatre heures.
Avant 7h30 et l’ouverture des centres d’examen, les élèves des séries S (scientifique), ES (économique et sociale) et L (littéraire), sont arrivés par petits groupes. Devant le lycée Frédéric-Mistral de Fresnes, en région parisienne, Nina, 18 ans, qui passe un bac S, a choisi de ne pas travailler la philo pendant le week-end. Très organisée, elle a "revu les idées principales. C’est la première matière que j’avais commencé à réviser".
Devant le lycée Pasteur de Lille, la plupart des élèves se disent "pas stressés", ce qui n’empêche pas certains de relire une dernière fois leurs fiches de révision.
Clément, tignasse blonde en bataille, affirme d’un ton nonchalant avoir "fait l’impasse sur la philo, car c’est seulement coeff 3" pour les scientifiques. En guise de préparation de dernière minute, il lit "La philo pour les Nuls" en grillant une cigarette. Catherine et Céleste, elles, n’ont pas négligé la philo car "on peut y jouer une mention".
Devant le lycée Hoche de Versailles (Yvelines), les candidats pianotent sur leurs téléphones et lancent des pronostics sur les sujet possibles avec leurs amis. "Pour la note, ça dépend du prof et du sujet", avance Claire, 17 ans, fataliste.
A Rennes sous la pluie, Jean Barbier, en terminale ES, avoue devant le lycée Emile-Zola que "la philo, c’est un peu d’appréhension. C’est la matière un peu sombre, le chat noir."
Pour Brahim, Marseillais de 17 ans en bac S : "le stress est au maximum, il faut +déchirer+ , tout réussir". Murielle, qui vient de déposer sa fille de 18 ans en voiture devant le lycée Saint-Charles, est au moins aussi nerveuse : "C’est ma dernière et plus on vieillit, plus on est stressée !", confie-t-elle à l’AFP.
"Surtout lis bien le sujet ! Tu as une heure pour bien le comprendre" : devant le lycée Gabriel-Fauré à Paris, l’heure est aux dernières recommandations des parents. "C’est terrible aussi pour les parents, une épreuve aussi pour nous", reconnaît Michel, venu exceptionnellement accompagner à scooter Paul, 19 ans, en terminale ES.
Au total, 664.709 candidats (-5,45% sur un an) tenteront de décrocher le diplôme dont la moitié (51%) au bac général, près d’un tiers (28%) au bac pro et un cinquième (21%) au bac techno.
L’importance du coût du bac, la lourdeur de l’organisation, les risques de fuites et de fraudes, la suppression des cours dès le début du mois de juin pour de nombreux élèves afin de transformer les établissements en centres d’examen... suscitent chaque année des débats sur la pertinence de réformer ou non cet examen et d’introduire une part de contrôle continu.
La question du contrôle continu, pour mieux prendre en compte les efforts fournis toute l’année par les élèves, se pose essentiellement pour le bac général car il existe déjà une part de contrôle continu pour le bac professionnel.
C’est un sujet sensible et François Fillon avait échoué en 2005 à instaurer un contrôle continu (moyenne des notes obtenues dans l’année) pour ne garder que quelques matières à l’examen final. Un des arguments de ses opposants portait sur l’anonymat garanti à l’examen final.
Cette année encore, la lutte contre la fraude a été renforcée, après la fuite à un exercice de mathématiques de la série scientifique qui avait ébranlé l’examen en 2011.
Après l’épreuve inaugurale de lundi, les candidats poursuivront un marathon écrit d’une semaine. Ils devront patienter jusqu’au 5 juillet pour savoir s’ils ont décroché leur diplôme.

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Bac 2013 : les sujets de l’épreuve de philosophie
Quelque 340 000 candidats des filières générale et technologique parmi les 665 000 du baccalauréat ont entamé lundi l’épreuve de philosophie. Trois sujets ont été distribués aux candidats des séries générales : "Peut-on agir moralement sans s’intéresser à la politique ?" ; "Le travail permet-il de prendre conscience de soi ?" et un commentaire d’un texte d’Henri Bergson, tiré de son ouvrage La pensée et le néant, sur la problématique : "Qu’est-ce qu’un jugement vrai ?"

(17-06-2013 - Avec les agences de presse)

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