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Nanterre-Suresnes : Daniel Brichot soutient la candidature de Yacine Djaziri

lundi 21 mai 2012, par La Rédaction

Daniel Brichot, militant associatif à Nanterre nous a fait parvenir son message de soutien à Yacine Djaziri, candidat investi par le Parti socialiste au niveau national pour les élections législatives 2012 dans la circonscription de Nanterre-Suresnes.
Nous la publions en l’associant à "espace-débat".

 

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"J’ai adressé ce courrier à Yacine pour l’assurer de mon soutien. Je sais que certains de mes amis, camarades, proches et moins proches, seront étonnés de ce soutien.

Engagé des années durant dans des luttes politiques et associatives, j’ai vu les élus qui se séparent du collectif pour devenir des personnalités qui pensent détenir une vocation attachée à leur personne. Cela les conduit à s’écarter des enjeux du réel, de la proximité de celles et ceux dont ils pensent être les représentants "naturels", sans plus leur parler, les associer, les rejoindre dans les combats. Aussi le choix dans notre circonscription ne peut pas se faire sur un choix de la seule logique nationale. Cela fait trop longtemps que ce "fait accompli" bloque tout débat possible. Trop d’énergies ont été effacées, écartées.

C’est le cas de Jacqueline qui s’auto proclame candidate, sans pour autant avoir été présente dans un de nos quartiers ces dernières années. Elle s’est éloignée des engagements collectifs, comme de (trop) nombreux élus de gauche. c’est un choix qu’il faut respecter, après 40 de mandats électifs. Mais du coup, cette candidature ne peut porter aucun élan ni à gauche de la gauche, ni à gauche tout simplement. Bien sûr il faut lui reconnaitre son engagement principal sur la question de l’Hôpital. Un engagement nécessaire mais pas suffisant à faire un projet politique audacieux et partagé.

Yacine a, de son côté, fait un choix avec le parti socialiste. C’est un pari osé pour un homme déterminé à faire avancer la justice sociale, l’égalité réelle, le renouvellement en politique, de nouveaux rapports entre les milieux populaires et les classes moyennes. S’engager aujourd’hui pour l’émancipation de ces jeunes exclus avant d’être devenus des adultes, est tout aussi osé et il le fait depuis longtemps.

Je côtoie Yacine depuis plus de 15 ans. Dans des combats diverses mais toujours partagés pour : la reconnaissance des années noires de la répression des algériens avec cette journée meurtrière du 17 octobre 1961 ; la place des jeunes dans la ville, comme une chance et non un problème ; le refus du tournant sécuritaire auquel trop de responsables politiques se sont laissés aller ; la place des habitants (souvent oubliée) dans les rénovations des quartiers ; la solidarité avec des familles en grande détresse ; la reconnaissance des associations comme actrices responsables et majeures (et non comme relais des décisions des autorités) ; ... ces aventures, et d’autres, ont toujours été collectives.

Certaines ont donné lieu à des convergences ou des dialogues avec des élus. Mais cela n’a pas été le cas, bien souvent. Le non renouvellement et le peu de diversité (en âge, en origine sociale, en parcours d’engagements, ...) jouent contre des changements possibles, une participation active des citoyens. La 6ème république devra aussi traiter cette question du renouvellement et de la non homogénéité des élus politiques.

Dans ces combats et ce parcours de Yacine il y a une constante volonté de partager, de bousculer, de faire bouger des lignes. Il y a aussi une sincérité réelle. Je lui fais donc confiance. Pas cette confiance amicale sans regard critique. Je sais qu’il y a des enjeux à gauche, j’en connais les contours. Mais à Nanterre/Suresnes, entre un militant qui a trouvé au PS la possibilité d’agir et une candidate installée et qui ne représente plus ce qu’elle a pu incarner il y a 40 ans, je choisi le pari de Yacine. Il sera un bon représentant, un élu qui associera, écoutera, portera la voix des citoyens engagés.

Je tenais à vous informer de ce soutien, avant que cela se connaisse par d’autres voies."

Amicalement.
Daniel Brichot

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Messages

  • Je connais Daniel Brichot, depuis de longue date pour son action militante au PCF. Je connais ses doutes exprimés dès les années 2000, sur les partis politiques et le nôtre.

    Je prends connaissance de son soutien au candidat PS à Nanterre-Suresnes.

    Je pense franchement que les réflexions qu’il exprime sur l’attitude des uns et des autres l’éloignent de l’enjeu réel de l’heure. L’amertume qu’il exprime n’est pas bonne conseillère.
    On peut mener le débat sans perdre de vue l’essentiel, c’est-à-dire :

    y aura-t-il, à l’assemblée Nationale un nombre suffisant d’élus du Front de Gauche et donc du PCF en son sein, pour agir de façon concrète pour la réussite de la gauche ?

    Daniel connaît le PS, et sait sur quoi nous butons, notamment depuis 1981, pour faire court.
    Ce qu’a promis F. Hollande, c’est le changement à minima, ce n’est pas la remise en cause des causes profondes de la crise c’est-à-dire de la domination des marchés financiers. Il y a donc un risque d’échec.
    Ainsi alors qu’il faudrait par exemple que la BCE se charge de l’endettement public sans passer par l’intermédiaire des banques, Hollande propose les Euro bonds qui solidarisent certes les Etats d’Europe sur l’endettement mais toujours auprès de ces marchés financiers.

    C’est ça l’enjeu, mais Daniel Brichot dans son isolement, ne vois plus que confronté à l’obstacle, le PS livré à lui-même renonce devant les forces du capital., le MEDEF , les marchés.

    Avoir un député socialiste à Nanterre Suresnes à la place de Jacqueline Fraysse, c’est avoir un député qui contribuera à donner à Hollande une majorité absolue. C’est se tirer une balle dans le pied.
    Même si le candidat socialiste se situe à la gauche du PS, jamais il ne votera contre son propre camp, sur les questions essentielles par exemple de la retraite à 60 ans pour tous avec des financements qui mettent en jeu les profits patronaux.

    Jacqueline, quelques que soient les critiques que lui porte Daniel devrait au moins le reconnaître, qu’elle offre la garantie qu’elle portera des idées de transformation sociales réelles à l’Assemblée Nationale. Il doit se souvenir que Jacqueline, membre à l’époque du PCF, à la différence de son groupe, a voté contre le budget de la santé de Jospin.

    J’ajoute que je suis très personnellement partisan d’une démocratie participative et décisionnelle dans les entreprises et dans les villes. C’est une lutte et Daniel qui semble être attaché à la proximité ne devrait pas s’aigrir au regard des problèmes qu’il rencontre localement.

    Les sections de Nanterre et de Suresnes du PCF sont, contrairement à ce qu’il affirme, dirigées par des équipes renouvelées et rajeunies.

    Elles s’attaquent aux questions que Daniel soulève, y compris celui du renouvellement.

    Elles le font avec esprit de responsabilité. Ces deux directions ont fait le choix de proposer à leurs adhérents J Fraysse comme candidate, avec à son côté un jeune militant communiste suresnois qui n’a pas froid aux yeux.

    Rodolphe est de tous les combats syndicaux, sociaux et politiques. Il affronte un membre des grandes fortunes de France dans l’entreprise où il travaille et a été licencié pour cela avant d’être réintégré par les prud’hommes. Il sait ce que coûte la liberté syndicale et politique dans l’entreprise et la nécessité de se battre pour elle.
    Il affronte la droite liée à Sarkozy au conseil municipal de Suresnes.
    Il sait parfaitement que les bas salaires méritent plus que le coup de pouce que les socialistes s’apprêtent à donner au SMIC.

    Faire le choix du socialiste local, c’est barrer la route à ce que représente Rodolphe au plan local comme au national. C’est barrer la route à un député du groupe Front de Gauche .

    Le Ticket Jacqueline / Rodolphe doit avoir l’adhésion de tous en regard du véritable enjeu.

    Amicalement.
    Jean Louis Cailloux.

  • Des amis, connaissances et camarades m’ont fait part de leurs points de vue concernant ma lettre à Yacine Djaziri, l’assurant de mon soutien sans réserve.

    Plusieurs me disent leur accord, avec des nuances concernant notamment le fait que le PS étant ce qu’il est, il y a des inquiétudes à avoir, des combats qui seront à mener. Ils ont raison. Il faudra quelque soit la configuration de l’assemblée nationale et les rapports internes à la gauche, se mobiliser, agir, se faire entendre... ne pas recommencer comme en 1984 et se taire ou « attendre ». cela vaut pour les élus de gauche, pour les syndicats, pour le monde associatif organisé, pour les citoyen-ne-s plus largement.

    D’autres me disent leur incompréhension face à l’absence d’un-e candidat-e du Front de Gauche dans la circonscription. Mais cette responsabilité ne revient-elle pas d’abord à celles et ceux qui se réclament du Front de gauche et qui n’ont pas eu le courage de choisir un-e candidat-e et de faire campagne ?

    Certains, moins nombreux, comme Jean Louis, responsable du PCF de Suresnes, font de la gymnastique qui ne trompe personne.
    Leurs arguments sont au mieux discutables :

    Comment changer à gauche sans changer de méthodes, tenir des engagements, sans participation active des militants en dehors des moments électoraux ?
    Qu’est-ce qui permet de juger que ces conditions sont réunies chez un-e candidat-e ?
    Ce sont les positions et les actes (on pourrait ajouter « surtout les actes »). Dans la circonscription, Yacine est un candidat d’engagement, il l’a prouvé depuis + de 15 ans, il a pris des positions claires sur le Mécanisme Européen de Stabilité, l’emploi, l’éducation, l’égalité réelle, la place des jeunes... Il a été de nombreuses mobilisations collectives, pour les droits, avec les associations, avec les jeunes, avec toujours une volonté de rassembler.
    Il s’entoure de personnes diverses, écoute, fait confiance, … agit. On peut compter sur lui.
    Sur quelle base pouvons nous juger ce qui se fera ou ne se fera pas dans une majorité à l’assemblée nationale ?

    Qui votera quoi ? Quand ? Pourquoi ?
    Là encore ne vaut il pas mieux un candidat qui prend des engagements concrets et qui n’a pas déjà fait l’expérience de plus de 40 ans de compromis politiques à tout prix au niveau local ou à l ’assemblée ?

    Qui garantit le vote juste et le courage de ce vote à l’assemblée locale ou nationale ?
    La candidate qui nie son parti, ses militants qui ont fait ses campagnes, cette candidate qui appelle à voter contre le Front de Gauche dans la circonscription de Sarcelles dans le Val d’Oise ?
    La candidate qui a recherché (à quel prix) le label MRC serait elle plus fiable que le candidat qui se réclame du PS ?
    Non. Il n’y a aucune garantie. Cette idée relève d’un autre temps, révolu. Et Jacqueline a dit clairement qu’elle était totalement indépendante. Ce qui humainement est louable mais ne peut convenir à un mandat qui devrait être collectif.
    Et, si on se réfère seulement aux anciennes attaches : N’est ce pas un ancien socialiste qui a contribué avec un certain courage et un certain succès à la bataille du Front de Gauche ?

    Au pire ces arguments sont faussement déterminés.

    Ainsi lorsque Jean Louis (puisque je l’ai déjà cité) parle d’aigreur, de qui parle-t-il réellement ? De tous ces militants qui se sentent dépossédés de combats dont ils sont les héritiers ? De ses camarades de Suresnes obligés d’imposer un jeune militant contre vents et marées ? Sans aucune reconnaissance. De lui même ? Lorsqu’il écrivait un long réquisitoire, quand Jacqueline avait annoncé son départ formel du PCF.

    Certains font comme si ils étaient tous derrière Jacqueline ! Mais ni elle, ni ceux là, n’arrivent à nous faire dupes. La vérité, le débat, ont fait place au faux semblants (pour rester correct).

    En tous cas, il n’y a aucune aigreur dans mon choix, pas plus que dans celui de militants vraiment de gauche, engagés dans l’action associative, syndicale, qui se retrouve dans la candidature de Yacine, confiants dans sa capacité à poursuivre et partager ses combats, de s’investir sur d’autres enjeux.
    Tels que le renouvellement politique des partis et des pratiques ; la remise en cause du cumul de mandats dans le temps et les fonctions ; la démocratie sociale et politique ; les nouvelles alliances de projets et d’actions qui ne se construisent pas dans les couloirs, mais dans les actes au quotidien ; les prises de positions claires et franches, suivies de décisions, concernant l’égalité réelle et la lutte intransigeante contre toutes les dominations et discriminations formelles ou de fait.

    Je persiste et signe, : dans la circonscription le meilleur candidat, pour porter collectivement ces combats, est Yacine Djaziri.

    • Cher Daniel,

      Il reste à savoir en quoi la perte d’une députée, membre du groupe communiste et républicain et inscrite Fase/ Front de Gauche pour cette élection, au profit d’un député socialiste, pourrait contribuer, à assurer que le gouvernement mène une politique capable d’orienter les profits des entreprises industrielles et de services, les banques et la politique du crédit, pour assurer un nouvel élan de croissance ?
      C’est pourtant la question de l’heure.
      Ces questions ne trouvent ni leur source, ni leur réponse dans les comportements individuels locaux.
      On en trouve la démonstration à l’AN puisque contrairement à ce que tu affirmes, le positionnement de notre députée à l’AN n’a pas été un comportement "indépendant" mais s’est inscrit dans les luttes collectives de nos députés et des salariés Et cela se traduit par des différences notables sur pas mal de dossiers, à commencer par le traité de Lisbonne qui est adopté lors de la convocation du Congrès par Sarkozy grâce à l’abstention des élus PS, ou, plus proche de nous, lors de la lutte pour la retraite à 60 ans. Sur cette réforme de Sarkozy, relis tous les comptes-rendus des débats, dont les interventions de J. Fraysse, et constate aussi les votes des uns et des autres (F de G et PS) sur chacun des articles du projet de loi. Ces interventions de nos députés qui convergent, s’appuient sur les luttes et un important travail collectif au-delà des murs de l’AN, travail que ne pourrait effectuer un élu, si engagé soit-il, isolé dans son groupe. Cela fait une sacrée différence entre notre candidate et ceux du PS ! Tout notre groupe a voté unanimement contre le recul de la retraite et l’augmentation des annuités.
      Cordialement
      JL Cailloux.

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